
La plupart des entreprises pensent avoir “déployé l’IA” dès lors qu’un outil est disponible.En réalité, la GenAI ne transforme rien par simple présence.Entre l’achat de licences et une véritable transformation opérationnelle, il existe un écart considérable : gouvernance, formation, intégration dans les workflows, tests, pilotage par la valeur.Sur le terrain, je constate un phénomène récurrent : communication ambitieuse au sommet… frustration silencieuse dans les équipes.Dans cet article, j’explique pourquoi la GenAI n’échoue pas, mais pourquoi son déploiement superficiel crée déception et sous-performance; Surtout comment structurer une adoption réellement créatrice de valeur.

Dans de nombreux secteurs, j’observe le même schéma.
Une entreprise annonce sa “stratégie IA”. Des licences sont achetées. Des copilotes sont déployés. Des solutions GenAI spécifiques à un domaine sont ajoutées.
Et la direction communique fièrement :
« Nous avons déployé l’IA dans toute l’organisation!. »
Mais sur le terrain ?
Frustration. Silence. Usage parallèle. Impact mesurable très limité. La GenAI ne sous-performe pas parce que la technologie est faible. Elle sous-performe parce que nous confondons achat d’outil et transformation réelle.
Voici ce qui se passe réellement.
Les collaborateurs :
Ils savent que l’outil pourrait être puissant.
Mais ce qu’ils utilisent au quotidien leur semble limité, bridé ou mal intégré, alors ils s’adaptent:
Ils anonymisent des données et utilisent des outils externes. Ils créent des automatisations “shadow”. Ils cessent de faire confiance à la solution officielle.
Et lorsqu’une première expérience est frustrante, il devient extrêmement difficile de relancer l’adoption, même lorsque l’outil interne s’améliore.
C’est cela, le vrai coût d’un mauvais déploiement.
Du côté des dirigeants, j’entends souvent :
Mais déployer la GenAI n’est pas une décision d’achat.
C’est :
L’IA amplifie les forces… mais aussi les faiblesses structurelles.
À travers mes missions, je constate que l’adoption de la GenAI suit généralement quatre étapes.
Licences achetées. Pilotes lancés. Communication externe active.
Impact : Minimal.
Initiatives dispersées. Absence de gouvernance centralisée. Pas de KPI clairs. Tests isolés par équipe.
Impact : Incohérent.
Cas d’usage clairement définis. Intégration dans les workflows. Responsabilités établies. Modèle de sécurité adapté selon le niveau de risque. Procédures de test structurées.
Impact : Mesurable.
IA intégrée aux processus cœur de métier. Productivité mesurée. Formation continue. Gouvernance opérationnelle.
Impact : Structurel.
La majorité des entreprises se situent entre les phases 1 et 2.
Très peu atteignent réellement la phase 3.
Il existe aussi ce que j’appelle le GenAI Theater.
À l’extérieur :
Conférences, salons professionnels, communication sur l’innovation IA dans lesquels on bombe le torse...
À l’intérieur :
L’IA devient un actif marketing plutôt qu’un actif opérationnel. À long terme, ce décalage crée un risque de crédibilité.
Même les solutions GenAI spécialisées par domaine ne sont généralement pas suffisantes.
Pourquoi ?
Parce que l’efficacité de la GenAI dépend de :
Injecter du désordre dans un LLM ne produira pas de la précision. Le modèle amplifie vos faiblesses organisationnelles.
Un déploiement mal structuré entraîne des :
Une fois qu’un outil est perçu comme « inutile », changer cette perception devient extrêmement complexe.
Commencer par :
Définir les KPI avant le lancement.
Qui est responsable du produit IA ? Quelles données peuvent être utilisées ? Quel niveau de validation humaine est obligatoire ?
La gouvernance n’est pas une option secondaire.
On ne déploie pas un produit data sans tests rigoureux.
Pourquoi le ferait-on avec un système basé sur LLM ?
Il faut :
Pas de théorie abstraite.
Une formation concrète sur :
Tous les cas d’usage n’ont pas le même niveau de risque. Certains nécessitent de l’on-premise. D’autres du private cloud. D’autres du public cloud. La bonne architecture dépend du niveau de sensibilité.
La bonne stratégie n’est pas :
« Déployer partout immédiatement. »
C’est :
Cela évite la frustration massive. Cela crée de la crédibilité. Cela génère des ambassadeurs internes.
Avant d’étendre la GenAI, un comité exécutif devrait se demander :
Si ces questions restent floues, l’IA devient du bruit.
Si elles sont claires, l’IA devient un levier.
La GenAI n’est pas du plug-and-play. C’est une nouvelle couche opérationnelle qui traverse toute l’organisation. La technologie est exceptionnelle, mais sans structure, gouvernance, tests et alignement humain, elle génère plus de friction que de valeur. Les entreprises qui réussiront avec la GenAI ne seront pas celles qui l’ont achetée en premier, ce seront celles qui l’auront déployée sérieusement. Un Projet GenAI est un projet data avant tout 99% du temps.
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